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Oeuvres Poétiques de Théodore Agrippa d'Aubigné

[v.1570]
Le Printemps
Stance
[1577-1616]
Les Tragiques
[1630]
Petites Oeuvres mêlées
Prière du soir



   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 
Théodore Agrippa d'Aubigné
Théodore Agrippa d'Aubigné, portrait (détail) 1622, Genève, B.P.U.

[1552] - [1630]
Théodore, Agrippa d'Aubigné

«L'homme est en proie à l'homme, un loup à son pareil.»
Théodore Agrippa d'Aubigné, Les Tragiques.

Fils de Jean d’Aubigné et de Catherine de l’Estang, Théodore Agrippa d’Aubigné naît à l’hôtel Saint-Maury, près de Pons, en Saintonge, le 8 février 1552. Sa naissance difficile coûte la vie à sa mère, d'où, dira-t-il, son prénom d'Agrippa (aegre partus, né péniblement).
Son père, Juge de son état, ne néglige rien pour le former aux études sérieuses. A six ans, Agrippa lit le grec, le latin et l’hébreu. Ardent calviniste, il l’élève en sincère huguenot et lui fait jurer fidélité à la cause protestante à Amboise en 1560, au lendemain de la Conjuration, devant les corps de ses compagnons attachés à une potence, et lui fit prêter serment de les venger.
Il suit son père dans les débuts de la guerre civile (1563), jusqu'à sa mort au combat. Après la mort de son père, Agrippa d'Aubigné achève ses études à Genève, mais, de retour en Saintonge, il ne tarde pas à rejoindre ses compagnons d’armes et s'engage en 1568 dans l'armée huguenote. Partout il se distingue par sa bravoure et devient rapidement le compagnon d'Henri de Navarre puis écuyer du roi en 1573. Il partage avec lui tous les hasards des guerres et prépare son évasion de la Cour en 1576. Ce fut une amitié fidèle, qui n’alla pas sans quelque brouille, mais que l’abjuration ne parvint pas à effacer.
En 1572, absent de Paris par pur hasard, il échappe à la Saint-Barthélemy, mais, attaqué et grièvement blessé sur une route de Beauce, il se réfugie au château de Talcy, où vit Diane Salviati dont il s'est épris. Diane est la nièce de Cassandre Salviati, chantée par Ronsard dans ses premiers Amours. Pour Diane, Agrippa d'Aubigné compose le «Printemps», qui ne sera publié qu'au XIXe siècle. Mais le projet de mariage est rompu. La famille de Diane, catholique et jugeant Agrippa de trop petite origine, récuse le prétendant.
En 1575, désespéré, mais remis de ses blessures, il se rend à Paris, où le roi Henri de Navarre est retenu prisonnier. Jusqu'au début de 1576, où il réussit l'évasion de son prince, il partage la vie de la Cour, qu'il fustigera plus tard dans le livre II des Tragiques, «Princes»
En 1577, gravement blessé lors du périlleux combat de Casteljaloux, il voit la mort de près, une seconde fois. De cette «agonie», naîtront les premiers fragments des Tragiques.
En 1583, il épouse Suzanne de Lezay. Il se battra jusqu'en 1593, date de l'abjuration d'Henri IV, qu'il réprouve.
Plus tard, il aura la douleur de voir son fils Constant (le père de Mme de Maintenon) se convertir au catholicisme puis mener une vie de débauche.
Après la mort de sa femme, en 1596, il s’éloigne de la Cour et se retire en Vendée, dans sa forteresse de Maillezais où il ne se consacrera plus qu'à l'écriture. Il complète alors Les Tragiques qui paraissent en 1616, sans autre nom d'auteur que les initiales L.B.D.D. «le bouc du désert».
L'année suivante, ce sont les deux premiers livres des Aventures du Baron de Faeneste (aventures burlesques d'un courtisan catholique et gascon) et en 1618, le premier tome de l’Histoire universelle, chronique européenne de la lutte entre Rome et les protestants. Deux autres tomes suivront (en 1620, le tribunal du Châtelet condamne l'Histoire universelle au feu).
En 1620, compromis dans une conspiration contre le Duc de Luynes, favori de Louis XIII, il est proscrit et s’exile à Genève pour y prendre «le chevet de la vieillesse et de la mort». Il y publie l’Histoire universelle (1626) et compose sa suite (1627) e termine Faeneste et cent autres écrits (Livre IV, 1630).
Lorsqu'il meurt le 9 mai 1630, au terme d’une existence de fierté et de droiture, tour à tour soldat, poète, pamphlétaire et historien, Louis XIII et Richelieu ont réduit toutes les places protestantes.

 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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