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Oeuvres Poétiques de Joachim Du Bellay

[1549-1550]
Télécharger l'Oeuvre complète au format PDF L'Olive
[1550]
Télécharger l'Oeuvre complète au format PDF Vers lyriques
[1552]
Télécharger l'Oeuvre complète au format PDF Oeuvres de l'invention de l'autheur
[1553]
Télécharger l'Oeuvre complète au format PDF Recueil de poésie
[1558]
Télécharger l'Oeuvre complète au format PDF Les Regrets
[1558]
Télécharger l'Oeuvre complète au format PDF Les Antiquités de Rome



   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 
Joachim Du Bellay
Joachim Du Bellay, Portrait, de Jean Cousin le Jeune, Paris, BNF.

[1522] - [1560]
Joachim Du Bellay

«En vain le Roi sera aux armes invincible,
S'il n'est juste et ne fait la justice garder.
»
Joachim Du Bellay, Ample discours au Roi, sur le fait des quatre états du Royaume de France.

Joachim du Bellay est né en 1522 au château de La Turmelière, près de Liré en Anjou. il est issu d'une famille déjà célèbre par ses hommes de guerre et ses diplomates: Guillaume, sire de Langey, qui fut gouverneur du Piémont et vénéré de Rabelais; Martin, lieutenant général de Normandie; et Jean du Bellay, cousin du poète, évêque, puis cardinal et homme de cour, diplomate, l'un des prélats les plus lettrés de son temps – il eut Rabelais pour médecin et, plus tard, Joachim pour secrétaire.
Maladif, orphelin de bonne heure, négligé par son tuteur, il passe une enfance rêveuse, sans grande activité, vivant surtout au contact avec la nature, dans le manoir paternel, dans cette région à laquelle il s'attache.
Il souhaite s'illustrer dans la carrière des armes, sous l'égide de son cousin Guillaume de Langey, gouverneur du Piémont; mais la mort de ce parent en 1541 ruine ce projet. Il se tourne alors vers l'état ecclésiastique, comptant sur le crédit de son autre cousin Jean du Bellay.
Pour se préparer à servir le cardinal, il étudie le droit à la Faculté de Poitiers, vers 1545. Dans cette ville, Joachim Du Bellay fait la connaissance de Jean Peletier du Mans avec lequel il apprend le latin et qui encourage son goût pour la poésie et l'influence avec les idées de La Pléiade. Il rédige alors ses premières Poésies latines et françaises.
Deux ans plus tard, à la fin de l'année 1547, il quitte Poitiers pour Paris, afin de suivre Pierre de Ronsard au Collège de Coqueret sur la Montagne Sainte-Geneviève où il retrouve son ami Peletier du Mans. Là, sous la férule et la direction de Jean Dorat, latiniste, helléniste et maître exigeant, les deux amis et quelques autres dont Jean Antoine de Baïf avec lequel il lie connaissance, étudient les auteurs de l'Antiquité. Joachim se tournera plutôt vers les auteurs latins, alors que Ronsard et Baïf s'intéresseront aux auteurs grecs. Il acquière alors une culture linguistique et littéraire, et découvre en étudiant l'italien Pétrarque (son premier recueil de sonnets, «L'Olive», est composé à la façon des sonnets pétrarquistes).
En 1549, Du Bellay publie coup sur coup la Défense et Illustration de la langue française (1549), conçu avec Ronsard, un recueil de «Vers lyriques» (1550), recueil inspiré du poète latin Horace, et un «canzoniere», «L'Olive» (1549), recueil de sonnets inspirés de Pétrarque, réédité et augmenté dès l'année suivante (1550). Mais surmené par cette production fiévreuse, par ce travail harassant et une faible complexion déclenchent en lui dès la fin de l'année 1549 une tuberculose pulmonaire et une surdité (très grave dès 1552). Malade, atteint, comme Ronsard, de surdité, Du Bellay publie encore: en 1551, le Tombeau de Marguerite de Valois, et, en 1552, un recueil d'inventions, «Oeuvres de l'invention de l'autheur» et une traduction du chant IV de l'Énéide; suivront d'autres fragments du grand poème virgilien.
En 1553, le cardinal Jean Du Bellay, qui avait été en disgrâce, est rappelé par le roi Henri II, en guerre contre Charles-Quint, pour négocier avec le pape Jules III. Le cardinal accepte d'emmener son cousin Joachim Du Bellay comme secrétaire.
Joachim Du Bellay nourrit une double ambition. Rome est la capitale de la chrétienté d'Occident, et le siège de la papauté: capitale spirituelle et temporelle, elle offre de nombreux espoirs de carrière. Ancienne capitale de l'Empire romain, Rome est aussi le lieu que tout humaniste rêve de fréquenter: non seulement pour les vestiges de l'Antiquité, mais aussi parce que la Renaissance érudite et artistique a pris racine en Italie...
Joachim Du Bellay est doublement déçu. Il est chargé par le cardinal son cousin du «ménage»: intendant, il doit s'occuper de régler les divers créanciers, voire de les faire patienter. Ce sont alors quatre années d'ennui, de dégoût, voire de désespoir. Sa tâche ne l'intéresse pas et la vie romaine l'écoeure, sa fonction lui faisant découvrir les turpitudes, la corruption et la débauche qui sévissent dans la capitale pontificale. Il échange ses impressions avec le poète Olivier de Magny, secrétaire de Jean d'Avanson, ambassadeur auprès du Saint-Siège (et dédicataire des «Regrets»). Ces déceptions le pousse à écrire, à surtout écrire…
Cette production abondante ne sera publiée qu'à son retour en France en 1558: Premier livre des «Antiquités de Rome», «Les Regrets» (qui expriment sa nostalgie de la France et surtout son dégoût face à la vie romaine qu'il juge futile et hypocrite), Divers Jeux rustiques, Poemata (car l'auteur de la Défense compose aussi en latin). Elle lui permettront de reprendre sa place parmi les poètes de cour. S'il parvient à se faire entendre à la Cour, Du Bellay doit tout reprendre à la mort d'Henri II, en juillet 1559.
Les derniers mois du poète sont assombris par des difficultés familiales et par la maladie. Ses affaires privées sont en piteux état et ses biens lui sont contestés. Il parvient à se faire inscrire sur la liste des pensions du successeur François II, auquel il a adressé un Ample discours au Roi sur le fait des quatre états du royaume de France (1559). Déçu par le succès de jeunes poètes de Cour, épuisé par les tracas concernant ses biens, ayant des démêlés avec plusieurs de ses parents, Joachim Du Bellay voit s'accroître sa surdité: il ne communique plus que par écrit dès 1559. Il publie encore diverses pièces lyriques, et une satire, le Poète courtisan (1559), éloge ironique du poète qui ne travaille pas, flatte inlassablement, juge de tout et publie le moins possible.
Du Bellay meurt le 1er janvier 1560, à trente-sept ans, dans la nuit, en écrivant des vers. On continue d'éditer ses oeuvres, et l'année 1568 verra la publication d'un recueil de ses poésies complètes.

 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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