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Oeuvres Poétiques d'Isaac de Benserade

[1697]
Oeuvres et Ballets
Sur Job




   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 

[1613] - [1691]
Isaac de Benserade

«Amants agneaux deviennent maris loups
Isaac de Benserade, Poème sur l'accomplissement du mariage de Leurs Majestés.

Isaac de Benserade, originaire de Normandie, né à Lyons-la-Forêt (ou à Paris?), issu de la petite noblesse, vient chercher fortune à Paris et plaît immédiatement à Richelieu.
Il étudie la théologie à la Sorbonne tout en s'intéressant très tôt au théâtre (et à une comédienne, la Bellerose) et fait jouer sans grand succès cinq pièces: sa première pièce, Iphis et Iante, représentée à l'Hôtel de Bourgogne en 1634, est une comédie inspirée des Métamorphoses d'Ovide. Il se lance ensuite dans l'écriture de tragédies (Cléopâtre, 1636; la Mort d'Achille, 1636; Méléagre, 1641) et de tragi-comédies (Gustaphe ou l'Heureuse Ambition, 1637).
À la mort de Richelieu, sa réputation de galant homme et de fin esprit lui permette de gagner les faveurs de Mazarin et de la reine, ce qui lui vaut de fort belles pensions. Il a peu de savoir, mais beaucoup d’esprit et devient l’amusement de la Cour: le peignant sous les traits de Théobalde, La Bruyère dira qu’il était «la coqueluche ou l’entêtement de certaines femmes qui ne juraient que par [lui] et sur [sa] parole». Poète galant fort apprécié, ses poèmes reçevant un bon accueil, il rime dans tous les petits genres à la mode. Diseur de bons mots, à la fois familier et arrogant, il est réputé pour ses impertinences et pour ses épigrammes qui lui valent beaucoup de succès et quelques bastonnades.
En 1653, la Cour et le monde des lettres se divisent à la suite de Mme de Longueville et du prince de Conti, son frère, entre «uraniens», partisans du sonnet de Voiture, Uranie , et «jobelins», qui lui préfèrent le «Job» (1648) de Bensérade.
Celui-ci triomphe dans les ballets de cour qu'il compose pour le roi, dont il s'est assuré le monopole, en collaboration avec Lully. Il mettra tout son talent et tout son esprit à donner aux personnages de ces ballets des traits qui sont autant d’allusions malicieuses, ou méchantes, contre ceux mêmes – grands seigneurs et grandes dames – qui en jouent les rôles.
Reçu à l'Académie française en 1674, il participe à l'élaboration du Dictionnaire et adopte le parti des Modernes dans la querelle des Modernes et des Anciens.
Alors qu’il s’est retiré de la Cour, Louis XIV lui demande de mettre en rondeaux Les Métamorphoses d’Ovide. Le poète tient la gageure, esquissant plus d’ailleurs des croquis en marge de l’oeuvre qu’il n’en donne une véritable traduction (1676), mais le livre est un échec, ce qui lui attire les railleries de ses adversaires qui le plaisantent cruellement. Il essaiera de faire oublier l'échec de cette tentative poétique en adaptant en quatrains les fables d’Ésope.
Son temps désormais est passé; il n’en aura pas moins joui longtemps non seulement d’une grande réputation auprès de la Cour, mais aussi de la considération des meilleurs esprits du siècle.
Ses oeuvres ont été regroupées dans une édition posthume en deux volumes, Oeuvres et Ballets en 1697.


 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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