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Oeuvres Poétiques de Catulle Mendès

[1876]
Poésies
Clair de lune




   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 

[1841] - [1909]
Catulle Mendès

«Mon cher Maître, Je vous remercie aussi infiment que possible de ce que vous avez bien voulu dire d'Ubu roi. Personne n'a su délimiter aussi exactement ce qui était et n'était pas dans ce bonhomme et définir ce que j'avais du moins tâché d'y mettre. Je suis beaucoup plus heureux de votre bienveillance pour la pièce que de tout ce bruit, que j'espérais à peine autour.» Alfred Jarry à Catulle Mendès.

Catulle Mendès, originaire de Bordeaux, poète parnassien, épigone de Baudelaire, de Banville, de Leconte de Lisle, de Gautier (dont il épousa la fille, Judith), fonde en 1860 La Revue fantaisiste puis, à partir de 1866, donne son élan au Parnasse contemporain, aux côtés de Leconte de Lisle, de Coppée et de Heredia.
Héritier du romantisme, admirateur de Gautier et de Wagner, qu'il tente de faire connaître en France (Richard Wagner, essai, 1886; L'Œuvre wagnérienne en France, essai, 1899), Mendès est un écrivain représentatif du style «fin de siècle» : son souci formel, qui ménage les effets un peu faciles d'une syntaxe complexe et d'un lexique rare, confine à la préciosité. Il se fait aussi remarquer par l’aspect très recherché et vaguement décadent de sa poésie (qui n’est pas sans avoir marqué le jeune Verlaine).
Son oeuvre d’homme de lettres est abondante et s'il connaît en son temps un succès tant public que critique, il a souvent été accusé de superficialité, de manquer de rigueur, de trop sacrifier aux modes successives et de se laisser aller à des productions par trop commerciales.
Outre des poèmes (Philoméla, 1863; Hespérus, 1869, épopée inspirée de Swedenborg; Contes épiques, 1870), on lui doit des romans estimés licencieux, pimentés d'érotisme (Les Mères ennemies, 1880; le Roi vierge, 1881; Zo'har, 1886; Robe montante, 1887; La Première Maîtresse, 1887; Gog, 1896), des nouvelles (le Boudoir de verre, 1884; Pour lire au bain, 1885) et des pièces de théâtre, notamment des comédies en vers (la Part du roi, 1872; la Reine Fiammette, 1898; Scarron, 1905; Ariane, 1906).
Il a écrit également feuilletons de critique dramatique et musicale, essais (Légende du Parnasse contemporain, 1884; L’Œuvre wagnérienne en France, 1899), des livrets d'opéra, tels Gwendoline (1886) pour Emmanuel Chabrier et Isoline (1888), pour André Messager.
Mais son apport le plus précieux à la littérature reste peut-être la création, avec Villiers de l'Isle-Adam, de La Revue Fantaisiste (1860), où sont publiés les premiers Parnassiens. La Légende du Parnasse contemporain, que Catulle Mendès a publiée en 1884, retrace l'histoire du groupe du Parnasse.


 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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