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Oeuvres Poétiques de Gérard de Nerval

[1853]
Petits châteaux de Bohême:
À un ami
Premier Château
I - La rue du Doyenné
Odelettes I
Avril
Odelettes II
Nobles et Valets
Lyrisme
Espagne
Vers d'Opéra
Chant des femmes en Illyrie
[1854]
Les Chimères:
Les Chimères I
El Desdichado
Les Chimères II
La Tête armée
[1855]
Poésies Diverses
Mélodie



   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 
Gérard de Nerval
Gérard de Nerval, par F. Nadar (détail) 1854, Paris, BN.

[1808] - [1855]
Gérard de Nerval

«Sans la justesse de l'expression, pas de poésie.»
Gérard de Nerval, Petit Traité de poésie française.

Gérard de Nerval, de son vrai nom Gérard Labrunie, naquit à Paris le 22 mai 1808. Orphelin de mère, fils d'un médecin de l'armée napoléonienne, le jeune Gérard est élevé à Mortefontaine, dans la propriété d'un grand oncle, dans le pays de Valois, région de forêts et d'étangs toute empreinte de poésie et de mystère, où il s'éveille à la poésie rustique et populaire. Région qu'il évoquera dans nombre de ses oeuvres, dont Sylvie.
Lors de ses études parisiennes, au collège Charlemagne, où il a pour condisciple notamment Théophile Gautier, refusant les études de médecine, il se passionne pour la littérature allemande et en particulier pour Goethe, dont il sera un excellent traducteur, et se fait connaître par une traduction du Faust (1828) puis d'Hoffmann.
Au lendemain de la bataille d'Hernani (1830) à laquelle il participe, il fréquente la bohème rive-gauche et le «Cénacle» romantique et se prend d'une folle passion pour l'actrice Jenny Colon en 1836, qui incarne tous ses rêves, mais qui le délaisse pour se marier avec un musicien. Elle constituera par la suite l'une des figures féminines idéales, en particulier dans Aurélia (1855). Cette passion malheureuse détermine un des traits caractéristiques de son oeuvre: l'épanchement du songe dans la vie réelle, le fantastique et le rêve étant pour lui sources d'inspiration.
Mais, en Mai 1841 il est atteint d'une première crise mentale qui révèle ses déchirements intérieurs et sa quête inlassable d'une identité perturbée. Jenny Colon, sa «seule étoile», meurt en 1842.
Il entreprend alors en 1843 un voyage en Orient qui le mène en Égypte, en Syrie, en Turquie, à Malte et à Naples. Le récit Voyage en Orient publié en 1851 retrace cette expérience, toute imprégnée de culture antique et de mythologie. Après ce voyage, sa réadaptation à la France est difficile et il vit pendant dix ans de petits métiers dans l'édition et le journalisme.
La maladie le reprend en 1853 pour ne plus le quitter: accès de démence, séjours répétés dans la clinique du Dr Blanche, à Passy. Sa «folie» lui laisse quand même quelques moments de lucidité, d'où naîtront ses chefs-d'oeuvre et oeuvres maîtresses, Sylvie, Les Filles du feu et surtout «Les Chimères», suite de douze sonnets remplis d'allusions aux révélations que le poète croit avoir reçues de l'au-delà, et souvent teintés d'un hermétisme lié à la diversité des symboles qui y fonctionnent simultanément.
Dans les derniers temps de sa vie, il mène une existence d'errance et de misère, jusqu'au matin du 26 janvier 1855, où on le découvre pendu, à la grille d'un escalier, rue de la Vieille-Lanterne, près du Châtelet, alors que commence la publication d'Aurélia.


 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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