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Oeuvres Poétiques de Sully Prudhomme

[1869]
Les Solitudes
Premières Solitudes
[1878]
La Justice
Prologue
[1888]
Les Vaines Tendresses
Aux amis inconnus



   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 
Sully Prudhomme
Sully Prudhomme, Portrait (détail).

[1839] - [1907]
Sully Prudhomme

«Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore.»
René François Armand Prudhomme, dit Sully Prudhomme, Stances et poèmes.

Sully Prudhomme, de son vrai nom René François Armand Prudhomme, naît à Paris le 16 mars 1839 dans une famille de commerçants très aisés.
Il suit une formation d'ingénieur et travaille comme tel au Creusot. Vite déçu par son travail, il retourne à Paris pour y reprendre des études et se consacre au droit et à la philosophie. Après ses nouvelles études, il est rebuté par un stage chez un notaire et décide alors de se vouer entièrement à la littérature, ce que lui permet sa fortune personnelle.
Leconte de Lisle l'appelle «médiocre élève»: trop souvent la forme de son oeuvre est, en effet, abstraite, pénible et prosaïque.
Cet analyste, parfois exquis, de la vie passionnelle, conquit à vingt-quatre ans une gloire de salon avec son élégie, du «Vase brisé», poème à la tonalité lyrique très connu de son premier recueil, Stances et poèmes (1865); Le Vase brisé est récité partout; il est notamment apprécié par Sainte-Beuve et par la critique, et au sein du milieu littéraire parisien. Caractérisé par son extrême élaboration esthétique, sa poésie lui ouvre aussitôt les portes de la revue du Parnasse fondée par Leconte de Lisle.
C'est un penseur profond et un amant de la science: par ce dernier trait seulement, il est bien du Parnasse.
L'influence du mouvement parnassien devient très sensible dans ses oeuvres ultérieures, comme les Épreuves (1866), «les Solitudes» (1869), recueil où il tente de reconcilier lyrisme et formalisme et plus tard les Destins (1872), recueil où la poésie se met essentiellement au service d'une pensée dont elle tente de traduire le cheminement et les expériences.
Avec «les Vaines Tendresses» (1875), recueil élégiaque sur un amour inquiet et malheureux, il revient momentanément à la tonalité plus lyrique et mélancolique de ses débuts, mais, par la suite, il compose des oeuvres amples à visée quasi scientifique, où il se donne pour but l'expression de la vérité philosophique de la façon la plus objective possible : «la Justice», premier de ces ouvrages, sorte d'enquête morale et sociale, paraît en 1878, et est suivi du Bonheur en 1888, vaste épopée symbolique. Ces textes sont des chefs-d'œuvre de subtilité analytique, même si la virtuosité du style semble parfois s'y exhiber au détriment de la pensée. Tour à tour à l'école de Platon, de Spinoza, de Darwin, il veut faire sortir de la science une esthétique nouvelle: «La beauté de l'idée, dit-il, peut se passer de métaphore.»
Parallèlement à son oeuvre de poète, Sully Prudhomme traduit un ouvrage de Lucrèce, De la nature des choses (1869), dont la préface lui permet de définir son «art poétique».
Durant le siège de Paris, Sully Prudhomme s'enrôle dans la garde mobile, et le froid, les fatigues et les privations lui valent une attaque de paralysie dont il ressent les conséquenses toute sa vie. Cette expérience et ses réflexions sur la guerre sont le thème d'un livre paru sous le titre : Impressions de guerre.
Il publie en outre divers essais de poétique et d'esthétique, tels que De l'expression dans les beaux-arts (1884) et son Testament poétique (1902), ainsi que des textes de philosophie pure, tels que le Problème des causes finales (1902) et la Vraie Religion selon Pascal (1905).
Parmi les autres oeuvres poétiques de Sully Prudhomme, citons le Prisme (1886) et la Révolte des fleurs (1886).
Sully Prudhomme est admis à l'Académie française en 1881 et il est le premier auteur à recevoir le prix Nobel de littérature, le 10 décembre 1901, prix dont il consacra le montant à la fondation d'un prix de poésie décerné sous l'égide de la Société des gens de lettres. Il meurt le 6 septembre 1907 à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).

 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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