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Oeuvres Poétiques de Voltaire

[1747]
Épîtres de Voltaire
Épître LXXIII



   
Oeuvres de poètes francophones du XIIe au XXe siècles
 
Voltaire
Voltaire, portrait (détail) de Maurice Quentin de La Tour, Versailles.

[1694] - [1778]
Voltaire

«Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire
Voltige-t-il encor sur tes os décharnés?»
Alfred de Musset, Poésies.

Né le 21novembre 1694 à Paris dans une famille de commerçants enrichis (son père avait pu acheté une charge de receveur à la Cour des comptes), François Marie Arouet, dit Voltaire se prétendra le fils de M. de Rochebrune, mousquetaire, officier et poète, et en félicitera sa mère, morte lorsqu'il a dix ans.
L'argent du père Arouet, janséniste de tradition, lui permet de faire de brillantes études chez les jésuites au collège Louis-le-Grand, où ses camarades portent de grands noms. Ses maîtres jésuites qui allient l'humanisme classique à l'esprit chrétien influencèrent profondément son esprit, en lui apportant une solide formation de rhétorique et, il a souvent reconnu lui même, encouragèrent son goût du théâtre et de la discussion, sa vocation poétique et son intérêt pour l'histoire.
Parallèlement, dès 1712, il est introduit dans les milieux mondains, dans la société libertine du palais du Temple par son parrain, l'abbé de Châteauneuf, qui le présente même à la célèbre courtisane Ninon de Lenclos. Il fait sienne la philosophie épicurienne de ses protecteurs, fondée sur l'apologie du plaisir et l'idée déiste que la nature est bonne parce qu'un Dieu bon l'a créée.
Il fréquente les salons littéraires et la bonne société, tout en poursuivant des études de droit. Il s'adonne à une littérature mondaine, sinon légère. Il participe à une mission diplomatique à La Haye, mais est renvoyé à Paris en raison d'une intrigue amoureuse avec une certaine Pimpette. Le père Arouet veut alors envoyer à Saint-Domingue son turbulent cadet, lequel lui répond en écrivant une ode et une satire en vers: sa carrière, ce sera celle des lettres!
On lui prête, en 1716, des écrits satiriques sur les amours du Régent. Insolence, Indépendance d'esprit, à moins que ce ne soit une certaine forme d'inconscience? Mais à force de faire rire le Tout-Paris aux dépens de Philippe le Régent, le jeune Arouet doit s'exiler à Sully-sur-Loire, puis goûter onze mois de séjour à la Bastille.
Dès sa sortie de prison, il adopte le pseudonyme de Voltaire, obtenu par l'anagramme d'AROVET Le Ieune. Sa véritable entrée sur la scène de la république des lettres se fera sous cette nouvelle identité et par sa première tragédie, Oedipe (1718), qui connait un honorable succès.
Choyé, invité dans la société, pensionné, il voyage en Hollande, pays de liberté, et entend bien faire ses preuves en un autre genre noble avec la Henriade, épopée sur la fin des guerres de religion à la gloire de Henri IV et de la tolérance, dont il publie une première version en 1723 sous le titre de la Ligue.
L'image que le jeune écrivain imprime de lui auprès de ses contemporains est donc extrêmement traditionnelle, puisque la tragédie et l'épopée étaient les deux grands genres de l'esthétique classique. Ce n'est pourtant pas ceux pour lesquels la postérité devait mettre Voltaire au rang des plus grands écrivains français.
Alors qu'il travaille pour la cour en 1726 et qu'on le donne déjà pour un respectable auteur de comédies et de tragédies (il est auteur de plusieurs pièces entre 1720 et 1725 et a donné en particulier trois pièces pour le mariage de Louis XV), il tourne en ridicule le chevalier de Rohan dans la loge de la comédienne Adrienne Lecouvreur, ce qui lui vaut la bastonnade par ses domestiques. Il réclame vainement justice et pense laver son honneur par un duel, mais une lettre de cachet l'envoie à la Bastille quelques jours avant de lui permettre de partir et de s'exiler pour l'Angleterre, où il reste trente mois. Le contact avec la monarchie parlementaire et libérale anglaise exerce une grande influence sur son esprit, qu'il contribue sans doute à mûrir. Voltaire y découvre en effet la tolérance, vertu qu'il ne cessera de défendre sa vie durant. Il apprend alors l'anglais et rédige dans cette langue un an plus tard les Letters Concerning the English Nation (1733), où l'éloge des mœurs politiques anglaises est pour lui une façon de dénoncer les abus du despotisme monarchique français et le scandale de l'intolérance et de l'oppression qui régnent alors dans la société française. George II le pensionne, et, en homme d'affaires averti, Voltaire accroît considérablement sa fortune: le commerce anglais a des charmes indéniables; la philosophie et la littérature aussi: Locke, Newton, Shakespeare.
Parti d'Angleterre en novembre 1728, Voltaire retrouve le tourbillon parisien en mars 1729; il publie plusieurs pièces, telles que Brutus (1730) et Zaïre (1732), tragédie écrite en trois semaines qui obtient un immense succès. Il apparait alors comme le successeur de Corneille et de Racine. Les obsèques de la comédienne Mlle Lecouvreur, dont le corps est jeté à la voirie, l'indignent: il en fait une ode. Mais surtout, il fait la connaissance d'Émilie du Châtelet, femme détestée par beaucoup parce que géomètre, philosophe, et libre. Leur liaison durera quinze ans.
En 1734, il traduit et remanie les Lettres anglaises pour les augmenter: elles sont publiées de nouveau, sous le titre de Lettres philosophiques (1734). L'ouvrage devient un véritable manifeste des Lumières, parce qu'il traite de la liberté politique et religieuse, célébre la prospérité et le progrès comme les avancées de la science, parce qu'il expose la doctrine du matérialisme de Locke, tout en affirmant (à propos d'une lecture des Pensées de Pascal) une foi optimiste en la nature humaine. Le livre est interdit pour ses idées réputées dangereuses et condamné au feu. Voltaire décide de braver l'interdiction, mais, menacé d'être embastiller, il est contraint de s'exiler en Lorraine, à Cirey, chez son amie Mme du Châtelet. La publication des Lettres philosophiques donne le coup d'envoi du combat que Voltaire mènera sa vie durant pour ses idées.
Retiré à Cirey, dans un château lorrain, Voltaire vit une immense aventure intellectuelle et sentimentale. Il y mène une existence à la fois mondaine et studieuse, conforme à ses goûts épicuriens (Discours en vers sur l'homme, 1738); il y compose plusieurs pièces de théâtre, la Mort de Jules César (1735), Alzire ou les Américains (1736), Mahomet (1741) ou encore Mérope (1743). Un court séjour à Paris lui permet de publier un poème léger, épicurien et burlesque, à la gloire du bonheur terrestre: la satire du Mondain (1736). Mais sa dérision provocante faite du rigorisme chrétien fait scandale, et l'oblige à s'exiler quelques mois en Hollande.
De retour à Circey, voltaire reprend son travail acharné et se passionne pour des domaines de connaissances divers: les sciences, l'histoire, la philosophie, et écrit son Traité de métaphysique, ses Éléments de la philosophie de Newton (1738), ouvrages de vulgarisation qui contribueront largement à la diffusion des idées nouvelles.
Les premiers chapitres de son Siècle de Louis XIV, – très attendus après le succès de son Histoire de Charles XII, diffusée clandestinement – sont saisis l'année suivante: il reste suspect depuis l'affaire du Mondain. Cet ouvrage est fondé sur une méthode originale, où domine le souci de rapporter des faits objectifs; l'ensemble est néanmoins une célébration du monarque et de la civilisation sous son règne. Avec l'Essai sur les mœurs (1756), Voltaire joue un rôle essentiel dans le renouveau des études historiques. Dans ces deux ouvrages, sa curiosité, jointe à sa passion de la vérité, l'entraînent en effet à un examen critique et raisonné de ses sources, dont il confronte les témoignages contradictoires. D'autre part, Voltaire est le premier, avec Montesquieu, à s'intéresser à l'histoire du peuple ou de la nation, et non plus exclusivement à l'histoire monarchique ou militaire.
Pendant son séjour à Cirey, Voltaire écrit des lettres, par centaines, et en particulier, à Frédéric II de Prusse, dit «le roi philosophe», qui voulait l'attirer à Potsdam. Mais, profitant de l'ascension des frères d'Argenson en politique et d'une certaine libéralisation à la cour de France, sous le «règne» de Mme de Montespan, Voltaire, rappelé par son condisciple le comte d'Argenson, devenu ministre de la guerre, revient à Versailles. Protégé par Madame de Pompadour, il triomphe à la Cour où il est nommé historiographe du roi (1745).
Élu à l'Académie française et gentilhomme dès l'année suivante, il célèbre les fastes du règne et mène dès lors une carrière de courtisan, avec ses erreurs, ses échecs et ses déceptions: Louis XV n'aime pas Voltaire et un mot malheureux et c'est à nouveau la disgrâce. Cela
lui vaut de devoir se réfugier pendant deux mois chez la duchesse du Maine, à Sceaux et de transposer dans Zadig ou la Destinée (1748), conte qui pose le problème du bonheur et du destin, ses mésaventures de courtisan.
En 1749, Mme du Châtelet, qui avait une liaison avec le jeune poète Saint-Lambert, meurt en couches. Voltaire décide alors de répondre à l'invitation de Frédéric II, et part pour la Prusse, à Berlin, où il tente, entre 1750 et 1752, de convaincre son bouillant ami éclairé de gouverner selon ses idées. Il y publie Micromégas (1752), conte qui traite de la relativité des connaissances, où s'expriment son scepticisme croissant et son sens de la relativité, achève le Siècle de Louis XIV (1751), fait créer deux tragédies, et projette d'écrire avec Frédéric II une «encyclopédie de la raison» plus portative et plus militante que l'Encyclopédie: c'est l'ébauche du futur Dictionnaire philosophique portatif.
Voltaire resta cinq ans au château de Sans-Souci. Sa relation avec Frédéric II est d'abord l'idéal de ce que peut être la relation entre un homme de pouvoir et un homme de lettres. Mais finalement, le gouvernement se marie mal avec la philosophie tolérante, et sur l'ordre de Frédéric fait brûler un pamphlet de Voltaire contre Maupertuis. Ils se brouillent, et Voltaire quitte Berlin, en mars 1753. Il connaît à nouveau l'état d'arrestation, en septembre, à Francfort. Il doit quitter l'Allemagne et, la France lui refusant l'asile, il achète la propriété des Délices, à Genève et s'y installe avec Mme Denis, sa maîtresse depuis 1745.
Là encore, Voltaire ne peut jouir longtemps de son séjour en paix: en effet, les autorités genevoises et les tristes calvinistes suisses n'apprécient pas son article «Genève» de l'Encyclopédie, qui contient des critiques sévères contre la République et la religion calviniste. Voltaire est accusé de l'avoir inspiré à d'Alembert. On veut le faire expulser des Délices.
À ce propos, puis au sujet de la providence, Voltaire est pris à parti par un philosophe, Jean-Jacques Rousseau, qui lui envoie une lettre d'insultes et avec lequel il entretient un échange de lettres assez virulent (dont les Confessions de Rousseau rendent compte de la manière la plus partisane).
Ainsi, les années 1750 sont pour Voltaire des années de combat, de polémique, de questionnement et d'engagement. Il subit, au même titre que Diderot et d'Alembert, en France, une campagne sans précédent du front des antiphilosophes. Mais Voltaire est désormais invulnérable: en 1758, pour se mettre définitivement à l'abri il acquière les propriétés de Ferney et de Tourney, situées à cheval sur la frontière franco-suisse: Voltaire va passer les dix-huit dernières années de sa vie dans son jardin du château de Ferney, d'où il surplombe le monde, se moque de ce qu'il veut, est visité par tous et juge comme il lui plaît. Il reçoit fastueusement des visiteurs venus de toute l'Europe, jouant lui-même avec eux la tragédie, garde un contact suivi avec des correspondants illustres tel que d'Alembert, d'Argental, Choiseul, Diderot, Richelieu, Turgot, Frédéric II et Catherine II... De là aussi, il organise sa fortune, qui fait de lui l'écrivain le plus riche du siècle. C'est là aussi qu'il décide de traiter de la question de l'optimisme après avoir lu les thèses des Essais de théodicée, du philosophe allemand Leibniz: selon ce dernier, en effet, le postulat de la perfection divine implique nécessairement que tout est au mieux dans le monde. Or, la tragique nouvelle d'un tremblement de terre à Lisbonne, qui a fait vingt-cinq mille morts, émeut profondément Voltaire; elle le pousse à attaquer les tenants de l'optimisme dans son Poème sur le désastre de Lisbonne (1756). Dans la même lignée, l'Essai sur les mœurs et l'esprit des nations (1756) puis, dans un registre narratif, Candide (1759) sont portés par son indignation devant l'intolérance, les crimes, les guerres et l'oppression dont l'humanité souffre. Au-delà de la dénonciation de l'intolérance, de l'aveuglement, de la mauvaise foi ou de la superstition, Candide est aussi une défense de l'empirisme, présenté comme une forme de conscience et de sagesse.
Retiré sur sa terre de Ferney, Voltaire y poursuit son oeuvre de réflexion avec le Dictionnaire philosophique portatif (1764). Le choix de la forme du dictionnaire illustre bien l'ambition que les Lumières avaient d'embrasser la totalité des connaissances humaines. À l'origine le Dictionnaire philosophique doit être une réfutation rationaliste de l'Ancien et du Nouveau Testament, mais il est augmenté par son auteur, qui y joint des articles défendant les idées de progrès, de justice et de tolérance.
Défenseur de la justice dans ses textes, Voltaire l'est aussi dans ses actes, puisqu'il intervient publiquement dans toutes les affaires où sévissent la force de l'injustice et la violence des préjugés.
Déjà, en 1756, Voltaire avait pris fait et cause pour l'amiral anglais Byng, exécuté pour avoir perdu une bataille. De 1762 à 1765, il lance l'affaire Calas: Jean Calas est un pasteur protestant, un huguenot condamné sans preuves pour avoir tué son fils, Marc-Antoine Calas trouvé pendu dans son grenier, l'année précédente à Toulouse. La rumeur publique assure que ce jeune protestant, sur le point de se convertir au catholicisme, a été tué par son père; celui-ci meurt sur la roue le 9 mars 1762. Voltaire, informé du procès, organise la défense posthume et veut la réhabilitation. Il trouve des partenaires protestants et libéraux qui l'aident dans cette entreprise, soulève l'opinion nationale et internationale et finit par faire réhabiliter Calas à Paris le 9 mars 1765, à l'unanimité.
Le Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas (1763) est une protestation contre l'injustice faite à l'accusé et contre le fanatisme d'une accusation née de la rumeur et de la haine. Il y soutient la thèse du suicide en travaillant sur le mobile du meurtre: un père peut-il tuer son fils pour l'empêcher de se convertir sans sombrer dans le fanatisme, or tout le monde convient que Calas n'est pas un fanatique. D'autre part, les preuves sur lesquelles les juges se sont appuyés sont fournies par les autorités religieuses, elles-mêmes fanatiques. On voit ici le combat essentiel de Voltaire: «écraser l'infâme», lutter de toutes ses forces contre l'intolérance au nom de la religion naturelle – l'écrivain est déiste, ou théiste. D'autres cas suivront (affaires Sirven, Lally-Tollendal), où il critiquera le fonctionnement de la justice et où il emploiera aussi bien des pseudonymes, comme dans l'affaire Calas, que son nom de plume: ainsi lorsque, pour avoir mutilé un crucifix, meurt exécuté avec un raffinement de cruauté – poing coupé, langue arrachée, tête tranchée – un adolescent d'Arras, le chevalier de La Barre, et qu'on brûle sur son corps un exemplaire du Dictionnaire philosophique. «L'infâme» réagit contre celui qui a expliqué qu'il est ridicule pour adorer Dieu – et Voltaire adore Dieu et combat l'athéisme – de le concevoir triple, incarné, immolé et ressuscité. Voltaire déteste qu'on dégrade Dieu ou qu'on s'en serve indûment, ce qu'on retrouve dans tous ses écrits.
La réputation du philosophe est alors immense et internationale. Des écrivains, des philosophes, des savants viennent lui rendre visite à Ferney, ou entretiennent une importante correspondance avec lui. Dans la bataille philosophique Voltaire lance encore des contes (Jeannot et Colin, L'ingénu, La Princesse de Babylone (1767)), des pièces de théâtre à thèse comme les Guèbres, et complète de 1770 à 1772 son Dictionnaire philosophique portatif par neuf volumes de Questions sur l'Encyclopédie.
Mme Denis, la nièce amante, s'ennuie à Ferney et finit par convaincre Voltaire de revenir à Paris en février 1778. Son retour à Paris au début du règne de Louis XVI est un triomphe: même si on ne lui permet pas d'être reçu à Versailles, il suscite une manifestation d'enthousiasme populaire qui annonce le déclin d'une monarchie incapable d'exercer son autorité; mais c'est aussi une fatigue extrême au point qu'il en tombe bientôt malade. Le 30 mars, il reçoit l'hommage de l'Académie française, et la foule le porte en triomphe à la Comédie-Française pour la sixième représentation d'Irène, sa dernière tragédie.
Il s'éteint au soir du 30 mai 1778, à 84 ans; il est enterré presque clandestinement selon les règles de l'Église, par les soins de son neveu, l'abbé Mignot, à l'abbaye de Scellières, dans le diocèse de Troyes, juste avant l'arrivée d'une lettre d'interdiction de l'évêque.
Treize ans plus tard, après la Révolution, le 11 juillet 1791, sa dépouille entrera en grande pompe au Panthéon, où il sera accompagné par l'immense cortège des citoyens reconnaissants, lors de la première cérémonie révolutionnaire qui se déroula sans la participation du clergé. Son épitaphe porte ces mots: «Il combattit les athées et les fanatiques. Il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité. Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain, et lui apprit à être libre.»
La longévité de Voltaire, qui fut productif pendant plus de cinquante ans, la diversité de son oeuvre – théâtre, poésie, conte, ouvrages philosophiques – fait de lui le symbole même de son siècle, et le représentant le plus pur du génie français. De la variété des sujets et des genres qu'il a abordés se dégage pourtant une solide unité; l'oeuvre de Voltaire est tout entière la manifestation d'une pensée de philosophe, c'est-à-dire d'un homme qui s'interroge sur la destinée humaine et sur la société des hommes, et d'un homme qui se bat pour ses idées. Car pour Voltaire, il ne doit pas y avoir de différence fondamentale entre la pensée et l'action : l'écriture est en effet une arme mise au service des causes qu'il défend et, chez lui, le plaisir du conteur est toujours subordonné au désir de diffuser ses idées et de convaincre.

 
Mise à Jour de la page le 11/2001
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